ANCIENNE COLLECTION ÉTIENNE L'ÉVEILLÉ, DIRECTEUR DE LA PRISON DE LA CONCIERGERIE SOUS NAPOLÉON III. ANCIENNE COLLECTION CHARLES MAURICHEAU-BEAUPRÉ, HISTORIEN D'ART, CONSERVATEUR EN CHEF DU CHÂTEAU DE VERSAILLES, SUCCESSION ÉRIC MOUSSEL, HUITIÈME PARTIE, TABLEAUX ET DESSINS ANCIENS, SCULPTURES, OBJETS D'ART ET DE BEL AMEUBLEMENT, TAPISSERIES, TAPIS, BIBLIOPHILIE, GRANDS CRUS CLASSÉS

jeudi 17 décembre 2020 14:00
Nogent, Hôtel des Ventes - EN LIVE ET PRÉSENTIEL
Informations sur la vente

ANCIENNES COLLECTIONS
et BIBLIOTHÈQUE ÉTIENNE L'ÉVEILLÉ

Directeur de la prison de la Conciergerie
sous Napoléon III

ANCIENNES COLLECTIONS
CHARLES MAURICHEAU-BEAUPRÉ

Historien d'Art, Conservateur en Chef
des domaines de Versailles et Trianon

SUCCESSION ÉRIC MOUSSEL
HUITIÈME PARTIE


VENTE LIVE ET EN PRÉSENTIEL
Jeudi 17 décembre 2020 à 14h


Hôtel des Ventes des Ventes de Nogent
17, rue du Port
94130 Nogent-sur-Marne

EXPOSITIONS PUBLIQUES
Mercredi 16 décembre 2020, 10h - 17h
Jeudi 17 décembre 2020, 10h - 12h

Téléphone pendant les expositions et la vente
+ 33 (0)1 48 72 07 33
contact@lucienparis.com



TABLEAUX, DESSINS, GRAVURES
OBJETS de VITRINE
OBJETS D'ART ET DE BEL AMEUBLEMENT
DES XVIIIe, XIXe et XXe SIÈCLES
MIROIRS, LUSTRES, LUMINAIRES, TAPIS, etc.
BIBLIOPHILIE 
GRANDS CRUS CLASSÉS

EXPERTS

BIJOUX
Émeric & Stephen PORTIER
+ 33 (0)1 47 70 89 82
experts@esportier.com

LIVRES
Cabinet Revel, M. Emmanuel de Broglie
+ 33 (0) 1 42 22 17 13
cabinetrevel@noos.fr

MANUSCRITS
Les Autographes, M. Thierry BODIN
+33 (0)1 45 48 25 31
lesautographes@wanadoo.fr

DESSINS
Cabinet DE BAYSER
+ 33 (0)1 47 03 49 87

TABLEAUX ANCIENS
Cabinet TURQUIN
+ 33 (0)1 47 03 48 78
eric.turquin@turquin.fr

HAUTE ÉPOQUE 
MB Art Expertises
+33 (0)6 78 62 87 55
morgan.blaise@gmail.com



ANCIENNE BIBLIOTHÈQUE ÉTIENNE L'ÉVEILLÉ

Né le 30 avril 1803, ce professionnel très estimé de l'administration pénitentiaire, comptera parmi les personnages du XIXe siècle convaincus que l'éducation et l'alphabétisation sont essentiels pour aider à la réinsertion des détenus, dans une époque où l'idée de seule répression demeurait majoritaire.

En 1834, il est nommé deuxième commis au greffe de la maison d'arrêt pour dettes, 70, rue de Clichy.
 
En 1842, il est nommé commis greffier, puis directeur en 1844. Il est chargé en 1848 de la surveillance, de la conservation et de la liquidation de cet établissement. 
En 1849, il est nommé greffier instituteur de la Maison Centrale d'Éducation Correctionnelle du Fort de Bicêtre.

En 1850, il est nommé directeur de remplacement.

En 1852, il assure un remplacement de commis rédacteur à l'Inspection Générale des Prisons.

En janvier 1853, il est nommé directeur au dépôt près la Préfecture, la Conciergerie, puis Directeur de la maison de justice : la Conciergerie.

En 1863, il est nommé Directeur de la Maison correctionnelle des Jeunes détenus, 143, rue de la Roquette.

En 1864, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur par Napoléon III.

Il décède le 14 juin 1888. 

Il est le père du compositeur et auteur dramatique Auguste L'Éveillé. 


ANCIENNE COLLECTION CHARLES MAURICHEAU-BEAUPRÉ
GARNISSANT SON APPARTEMENT DU GRAND TRIANON


Issu d'une grande famille poitevine, Charles Mauricheau-Beaupré, né le 21 août 1889 à Paris.
Après des études à l'école du Louvre  où il fut élève de Pierre de Nolhac, il entre en 1919 comme jeune attaché à la conservation du château de Versailles alors que Pierre de Nolhac en est toujours l'éminent conservateur en chef. Il occupera cette fonction sous la houlette des conservateurs qui suivent, André Pératé, Gaston Brière et Pierre Ladoué. Il est nommé professeur suppléant à l'École du Louvre, puis professeur en 1929. Il y enseignera jusqu'à sa mort.

En 1924, il devient délégué dans les fonctions de conservateur adjoint, chargé plus spécialement du Petit et du Grand Trianon, logé de ce fait au Grand Trianon. Il est nommé conservateur adjoint des musées nationaux de Versailles et des Trianons en 1929. En 1941, en pleine Occupation et à la suite du départ précipité de Pierre Ladoué, il est nommé conservateur en chef.

Il met cette situation de guerre à profit. Dans un Versailles entièrement vidé de toutes ses collections, évacuées vers des sites sûrs en province, le château et le parc étant par ailleurs fermé au public, il a la liberté de mettre au point un vaste plan de réorganisation des collections. Il envisage le retour au domaine des Écuries et du Grand Commun, projet qui finira par se réaliser plus d'un demi-siècle après sa mort. Le plan de réorganisation de Charles Mauricheau-Beaupré a été repris par ses successeurs.

Pendant la guerre et dès après la reddition de l'Allemagne nazie, il initie à Versailles une série d'opérations majeures dont les conservateurs ultérieurs, notamment Gérald Van der Kemp, pourront bénéficier. Parmi ces actions notables, on compte : 

. Le début de restitution de la chambre de la Reine.
En 1941, dépouillée de ses boiseries d'époque, balustrade, portes, dessus de portes et cheminée depuis la Révolution et Louis-Philippe, la chambre n'était ornée que de trois tapisseries (L'Histoire d'Esther) et de portraits de reines. Charles Mauricheau-Beaupré y réinstalle boiseries et cheminée. Il fait commencer à tisser en 1946 par les soyeux lyonnais, le « grand broché de la Reine », fastueuse étoffe en gros de Tours, dont le dessin attribué à Jean-François Bony. 

. La restauration des plafonds des grands Appartements.
. Le 6 mars 1942, le plafond de Coypel dans la salle des Gardes de la reine s'effondre. Conscient de l'urgence, Charles Mauricheau-Beaupré mène une étude dès le 5 mai suivant avec l'architecte en chef André Japy, et entame aussitôt une vaste campagne de restauration des plafonds : salons de Mercure, de Mars, d'Apollon, de la Paix, de la Guerre, de la Grande Galerie. Commencée en 1943, la campagne s'achève après la mort de Mauricheau-Beaupré, avec la restauration prévue du salon d'Hercule (1954-1957).

. L'idée de la reconstitution de la chambre du Roi. Il meurt peu de temps avant d'avoir convaincu Arturo Lopez de s'intéresser à la reconstitution de cette pièce selon son "meuble d'hiver", pour laquelle il a réuni pendant dix-sept ans les éléments nécessaires. 
. L'inauguration de la politique d'achats.

À son entrée en fonction, la subvention d'État couvre à peine les frais de fonctionnement et une fraction de l'entretien. Elle ne permet aucunement les achats en vue du remeublement du château. Les dons suppléent en partie, la Société des Amis de Versailles constituant depuis 1907 une aide précieuse quoique limitée. Soutenu par le secrétaire d'État aux Beaux-Arts André Cornu, Mauricheau-Beaupré bénéficie de quelques fonds supplémentaires et inaugure ce qui deviendra, plus tard, une réalité courante pour Versailles : l'achat sur fonds publics. Par exemple, en 1950, Pierre Verlet note qu'il fait l'acquisition de deux pliants dorés « d'une magnifique sculpture rocaille ».

En 1953, il se tue accidentellement sur la route lors d'une tournée de conférences sur Versailles au Canada. Son assistant Gérald Van der Kemp, nommé auprès de lui en octobre 1945, lui succède. Charles Mauricheau-Beaupré est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division).


SUCCESSION ÉRIC MOUSSEL
QUAND LES OBJETS DÉCIDENT DE LEUR DESTIN...


Commencée à la fin du XVIIe siècle, cette demeure de campagne, organisée à la manière d'une ferme, autour d'une grande cour, est aujourd'hui noyée au centre de la ville de Fontenay-sous-Bois. Agrandie en plusieurs étapes aux XVIIIe et XIXe siècles, elle est prolongée par un des derniers grands parcs privés de la petite couronne de Paris, à deux pas du Bois de Vincennes.

A. BOISSEAU, propriétaire et dirigeant d'une fonderie d'aluminium voisine très prospère, en fit l'acquisition à la fin du XIXe siècle.

Il légua la fonderie à son gendre, qui la transmit lui-même à Michel Moussel, son fils.

Ce dernier procéda à l'acquisition d'une grande partie des immeubles de la rue.

Il chargea ensuite Éric, son fils, de diriger la fonderie.

D'abord officier de marine, cet original ne cultivait pas le rêve de devenir chef d'entreprise. Mystérieux, solitaire, préférant les voyages au long cours et le nomadisme à la sédentarité, amoureux de Paris, comme des cultures asiatiques, féru de gastronomie et de grands vins, passionnés par les chiens, il remplit sous la contrainte ce rôle assigné par la famille.

Cependant il s'installa dans la demeure de Fontenay-sous-Bois, dont il aimait le charme proustien, mais n'eut de cesse d'en modifier le décor.

Pendant plus de quarante ans, il fut client de l'hôtel des ventes de Nogent-sur-Marne, qu'il appréciait au point de ne jamais procéder à des acquisitions auprès d'autres maisons de ventes.

Sous le marteau des commissaires-priseurs successifs, dont il ne manquait aucune dispersion, il acquit des centaines de tableaux, dessins, gravures, meubles, objets d'art qu'il installa dans cette demeure, dont l'ameublement du XIXe siècle subsistait, et dans le château de Saint-Cyr, acheté peu de temps avant.

Il ne quittait jamais la salle des ventes sans avoir effectué des achats.

La fonderie fut très prospère jusque en 2006.

Éric Moussel en transféra les ateliers à Champigny-sur-Marne et loua les locaux à un collectif d'artistes qui prit le nom de "La Fonderie".

Atteint d'une longue maladie, il cessa ses acquisitions il y a une dizaine d'années.

Selon ses volontés, après sa mort, survenue en 2019, sa famille dispersa ses cendre en mer, à Lancieux, près de Dinard, où ses parents possédaient un manoir.

Une foule d'amis vint saluer son départ.

Ses neveux et nièces nous ont mandatés pour procéder à la dispersion de la collection, qui, chose peu banale, retrouvera en totalité le chemin de notre hôtel des ventes, là où un chapitre de son histoire fut écrit.

Les meubles et objets quittent la demeure et ses herbes folles. Il se défont de leur enchevêtrement, de la poussière qui les revêt, des draps qui les recouvrent, pour trouver un nouveau destin.

L'ensemble est intact, "dans son jus", Éric Moussel ne faisant jamais pratiquer une seule restauration.

Conditions de ventes

VENTE LIVE ET EN PRÉSENTIEL

VOUS POUVEZ ENCHÉRIR


- Dans la salle (eu égard aux restrictions sanitaires, réservation obligatoire, dans la limite des places disponibles).
- En live, sur les plateformes interencheres-live.com et sur drouotonline.com
- Ou par ordre d’achat sur contact@lucienparis.com ou par voie postale (merci de nous adresser vos pièce d'identité, adresse, numéro de téléphone et coordonnées bancaires).
- Ou par téléphone (merci de nous adresser par mail vos pièce d'identité, adresse, coordonnées téléphoniques, coordonnées bancaires, afin que nous vous appelions en cours de vente pour relayer vos enchères auprès du commissaire-priseur).

FRAIS EN SUS DES ENCHÈRES À LA CHARGE DE L'ACHETEUR
. 26,40% pour les lots sur requête volontaire
(+ 3,60 % TTC supplémentaires pour les lots sur requête volontaire acquis sur https://www.interencheres.com)
(+ 1,80 % TTC supplémentaires pour les lots sur requête volontaire acquis sur https://www.drouotonline.com)
. 14,40% pour les lots sur requête judiciaire, signalés par un astérisque (*) (sans frais supplémentaires)

EXPÉDITION
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