Hector GUIMARD (1867 1942)

Lot 232
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Hector GUIMARD (1867 1942)

Cache-lumière de panneau d'affichage du plan du chemin de fer métropolitain parisien de balustrade d'accès à une station, peinte en vert de deux tons, de forme organique oblongue, à décor de palmettes stylisées. Exécution Fonderie du Val d'Osne. Vers 1900 - 1903 32 x 62 cm Bibliographie. - Guimard, l'Art Nouveau du métro. Frédéric Descouturelle, André Mignard, Michel Rodriguez. Éditions la Vie du rail. - Bibliographie: Le patrimoine de la RATP, Flohic Éditions, 1996. En 1899, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris lance un concours d'édicules, en vue de la création des accès au métro, qui devait présenter une importante opération de voirie par l'installation de très nombreux édifices dans les plus importantes rues de la capitale. Une vingtaine de candidats y participent. Mais bien que de nombreux dessins soient primés, ils ne sont pas retenus. Pressée par le temps et par son conseil d'administration, la compagnie accueille favorablement la suggestion de son président, le banquier Adrien Bénard, de solliciter l'architecte de l'Art nouveau, Hector Guimard. Celui-ci s'était fait connaître auparavant par la construction de son immeuble, le Castel Béranger, classé dès 1898. Cet immeuble illustrait le moment de transition entre deux héritages: sur les volumes géométriques d'inspiration médiévale du gros oeuvre «à la Viollet-le-Duc», se répand à profusion la ligne organique «en coup de fouet» importée de Belgique, qui avait tant marqué Guimard lors d'un voyage à Bruxelles et qui prendra le nom d'Art nouveau en France. L'architecte devait réaliser des entrées standardisées pour la ligne 1 à la fois solides et esthétiques. La grande majorité des accès aux stations qu'il conçoit n'est pas mise en valeur par un édicule, mais par une balustrade en fonte, qui repose sur un socle de pierre, s'adaptant à tous les sites, grâce à de multiples possibilités de combinaison des éléments utilisés indépendants les uns des uns des autres et de tailles variables. Ils sont réalisés en fonte de fer, afin de donner une impression de légèreté, tout en présentant l'intérêt d'être d'un coût inférieur à celui du fer forgé. Guimard, souhaitant diffuser le nouvel art à grande échelle, trouve une exceptionnelle inspiration dans une oeuvre de standardisation industrielle. La balustrade de l'entourage peut être rectangulaire ou arrondie, large ou étroite. Elle est décorée de cartouches reproduisant la lettre M (uniquement lorsqu'il s'agit d'un accès principal) séparés par des montants, s'inspirant du monde végétal, calquant ainsi les principes de l'Art nouveau. Le soubassement de pierre est traité dans le même esprit en reprenant les formes des montants en les atténuant. Lors de la mise en place des premiers entourages de la ligne 1, en 1900, des poteaux indicateurs en bois doivent être joints à la balustrade. Ils sont remplacés en 1902 par des supports d'enseigne en fonte dessinés par Hector Guimard. Ce type d'entourage, immédiatement, bien qu'objet d'un scandale à l'origine, fut ensuite installé sur les lignes 2, 3, 4, 5, 6 et 7. Les entourages crées par Hector Guimard seront mis en place jusqu'en 1913, uniquement sur le réseau souterrain. Après une gloire fulgurante, Guimard sombra dans l'oubli, les modes qui suivirent, notamment l'Art Déco, ayant raison de la profusion des décors qu'il prônait. Il mourut à New York en 1942, complètement oublié. Des destructions désastreuses de nombreuses balustrades d'accès au métropolitain, de 1908 à 1974, ouvrirent les yeux de nombreux historiens d'art dans les années 1960-70. De plus en plus rarement surgissent en vente publique des témoignages émouvants de l'oeuvre de Guimard pour le métropolitain, qui imprima le décor de notre ville
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